FESTIVAL DU FILM DOCUMENTAIRE DE LUSSAS

LES ETATS GENERAUX DU FILM DOCUMENTAIRE DE LUSSAS 2007 Reportages-interviews-images-sons : 19ème édition du festival

29.10.07

Syhem, premier film de Cécile Martinaud

Syhem 

"On a 2 mois pour faire le film, c'est très court. J'avais déjà pensé à cette idée, intuitive. J'ai filmé une amie qui a eu son bébé en février.
J'avais envie de parler de son histoire depuis longtemps, et il m'a semblé que c'était le moment..."


Syhem, c'est une jeune femme qui vient d'être mère. La caméra filme
ses gestes,
au plus proche. L'image montre la fragilité, la douceur, mais aussi l'intensité du peau à peau avec son bébé. Et comme en contre-point, les mots : Syhem nous confie un peu de son  histoire, marquée par la rupture avec sa propre mère.

Cécile Martinaud* a présenté son film en ouverture du festival. Déterminée, instinctive et pudique, elle nous parle de cette expérience.


Tu filmes Syhem de façon très proche ...

Je voulais un film qui laisse une sensation, cette idée d'un passé douloureux que tu portes et avec une rupture. Interroger comment une mère peut renier son enfant. Je voulais construire un microcosme doux mais avec de la violence à l'intérieur, parce que c'est de ce lien-là que provient après la rupture. Elle, elle a eu ce lien fusionnel avec sa mère et après il s'est passé ces choses violentes. Je l'ai ressenti violemment car c'est une amie.

Mais je ne voulais pas faire une analyse ni psychologique ni quoi que ce soit sur la question  : je voulais juste donner cette sensation, travailler avec des sensations plutôt que des discours. C'est pour cela que je m'en suis tenue aux images et aux actions concrètes. J'ai enlevé tout contexte.

Je me suis concentrée sur une histoire qui comporte une rupture.

Comment as-tu préparé le tournage ?

J'ai besoin d'un aller-retour entre l'écriture et filmer. J'ai du mal à donner une forme écrite sans filmer. J'écris des pistes de ce que j'ai envie de filmer. Je n'ai pas écrit l'histoire mais j'ai organisé le tournage de manière précise. Par exemple je voulais filmer Syhem dans toutes les actions premières qui la relie à son enfant, des actions instinctives dans la relation avec son bébé (le laver, le protéger, le nourrir). J'ai écrit le film comme ça : « concrètement  qu'est-ce que je veux comme image ? »

Sa parole est venue facilement ?

J'ai écrit des choses précises : je savais ce que je voulais qu'elle aborde mais je n'ai pas pensé à des déclencheurs parce que c'est une amie, j'ai juste écrit des questions. Mais ça a été un problème. J'ai eu moins de mal avec des inconnus pour déclencher une parole. On a eu du mal toutes les deux. D'abord parce que ce n'était pas naturel qu'elle me raconte quelque chose que je connaissais déjà. Et puis aussi parce que c'est encore douloureux pour elle. Même si elle a de la distance aussi. Je ne voulais surtout pas  montrer l'image d'une personne victime.

Du coup, je suis passée par la preneuse de son, Ana Gil, qui a pris le relais.

Ca a été difficile aussi par rapport à sa famille, il y des choses qu'elle ne voulait pas montrer à l'image.

Et pour la filmer de si près, ça n'a pas été difficile ?

Ça par contre, ça a été assez naturel. J'ai choisi d'être proche physiquement : il y a une certaine distance où la personne t'accepte dans son environnement. Tu es intégré sans être impudique. La preneuse de son était proche aussi. Il y a une distance à trouver pour que la personne ne se sente pas épiée. Et si la personne n'accepte pas, on ne filme pas.

* Récemment diplômée du Master professionnel « Documentaire de création » Université Grenoble 3, en collaboration avec l'association Ardèche Images

Posté par benedicte radal à 18:52 - LES INTERVIEWS DE REALISATEURS/TRICES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


30.10.07

Où sont nos amoureuses ? de Robin Hunzinger

En écoute : interview de Robin Hunzinger
Dans Toutes les lumières du monde, un magazine cinéma de RCT

Dans les années 30, deux jeunes femmes s'aiment. Thérèse et Emma. Robin Hunzinger, le réalisateur, part à la recherche de leur histoire. Il retourne sur les lieux où elles ont vécu. Il a en main des photographies, des lettres, les carnets d'Emma, sa grand-mère.
Où sont nos amoureuses ? raconte l'histoire de ces deux femmes, marquée par l'arrivée de la guerre.

Où sont nos amoureuses ?
Au Cinéma le Comoedia Lyon 7°

dans le cadre du mois du film documentaire
Lundi 12 novembre 2007 à 20h30

Posté par benedicte radal à 14:54 - LES INTERVIEWS DE REALISATEURS/TRICES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01.11.07

Bruno Ulmer, réalisateur de Welcome Europa

Bruno Ulmer, réalisateur, nous parle de son dernier film Welcome Europa

BrunoUlmer

Posté par benedicte radal à 16:22 - LES INTERVIEWS DE REALISATEURS/TRICES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08.11.07

Une affaire de nègres, de Osvalde Lewat

Interview de Osvalde Lewat, réalisatrice d'Une affaire de nègres, un documentaire programmé dans la sélection Afrique

Partie 1

Partie 2

par Renaud Volle, sur RCT

Posté par benedicte radal à 19:10 - LES INTERVIEWS DE REALISATEURS/TRICES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Poussière de femmes, de Lucie Thierry

Lucie Thierry, réalisatrice de Poussière de femmes, interviewée par Renaud Volle pour RCT

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02.07.08

On the Rumba River, de Jacques Sarasin

Interview de Jacques Sarasin, réalisateur de On the Rumba River

Par Renaud Volle, sur RCT

Posté par benedicte radal à 15:38 - LES INTERVIEWS DE REALISATEURS/TRICES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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